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Recherche menée au Centre de Recherche et de Vulgarisation Horticulturale de Long Island (LIHREC)

Recherche menée àu Centre de Recherche et de Vulgarisation Horticulturale de Long Island (LIHREC)

Leurs projets, commencés en 2000, incluent:


I. Evaluation de l’engrais pour des tomates de culture biologique

Les quatre traitements fertilisants ont été: 1) pas d’azote additionnel (bersim uniquement) ; 2) 1000 lbs/A North Country 5-3-4 ; 3) 625 lbs/A tourteau d’arachide 8-0-0 ; 4) 500 lbs/A tourteau de poisson 10-0-0, équivalents à 50 lbs/A d’azote dans tous les traitements sauf n° 1. Les traitements 1, 3 et 4 ont été complétés avec du phosphate de roche 0-3-0 (30 lbs/A P205) et de la glauconite 0-0-17 (40 lbs/A K20). Antérieurement à la culture de la tomate, du bersim avait été planté au printemps 2003 et cultivé pour être ensuite détruit à l’hiver 2003-04. Le montant d’azote issu de cette culture rotationnelle n’a pas été estimé. Tous les traitements fertilisants ont été appliqués 4 jours avant la transplantation mi-juin. Le rendement total de la tomate « Red Sun » était significativement élevé avec 5-3-4 et traitement au tourteau de poisson, comparé au simple traitement au bersim. Cependant, il n’y avait pas de différences significatives entre les 4 traitements concernant la croissance de la plante, le rendement commercialisable ou la qualité du fruit. Cela correspondait très bien aux PSNT (Pre-Sidedress Nitrate Test) qui indiquaient qu’il y avait plus de 25 ppm de NO3-N dans le sol durant la saison de croissance, ce qui témoigne d’habitude d’un niveau adéquat d’azote pour cultiver une plante.

II. Gestion en culture biologique de tomates, de la fertilité de l’azote et des maladies des feuilles, avec du compost de thé et des traitements de secours

Les semis de tomates “Red Sun” ont été transplantés à la main dans du mulch de vesce velue qui avait été battue et hachée 10 jours auparavant. Un tracteur équipé d’un coutre cannelé et d’un S-tine a été utilisé pour creuser à travers la parcelle de profondes bandes de 10 cm pour la transplantation.  De l’hydrolisat de poisson (approx. 2.8 ml/plante d’Organic Gem Liquid Fish 3-3-0.3 dilué dans de l’eau 1:64) a été placé dans l’ouverture avant le semis. Du paillage additionnel a été placé autour des plantes pour améliorer la suppression des mauvaises herbes. Les plantes ayant reçu un tourteau d’arachide à 625 lb/A (équivalent à 50lb/A de N) le 23 juin pour compléter l’azote fourni par le mulch de vesce et l’engrais de départ ont eu tendance à donner un meilleur rendement. Cependant, le rendement n’a pas varié de façon significative entre les différents traitements.

Oïdium, taches bactériennes et taches septoriennes se sont naturellement développés. Les premiers symptômes ont été observés le 20 août. Ces maladies n’étaient pas significativement moins sévères sur les plantes aspergées 10 fois avec du compost de thé entre le 8 juillet et le 8 septembre (voir rapport précédent). Ces maladies n’ont pas non plus été éradiquées lorsque le biofongicide Sonata était appliqué de façon hebdomadaire du 11 août au 17 septembre immédiatement après que le compost de thé ait été appliqué. Un autre groupe de plantes aspergées aussi avec du compost de thé ont reçu des sprays de secours après détection de maladies ; ces sprays étaient de la JMS Stylet-oil appliquée deux fois pour l’oïdium, ce, suivi de 3 applications du fongicide cuivrique Champion pour les 3 maladies. Ces plantes ont eu l’air plus saines que les autres, mais le taux de maladie ne différait pas des autres traitements de façon significative.

III. Evalutation de la technique de faux-semis pour la production de laitues

Une étude de terrain a été conduite dans le cadre de l’utilisation de la technique de faux-semis pour tout d’abord examiner les conséquences de deux différents types de préparation de lit de semences avant semis direct de la laitue ‘Cabernet Sauvignon’, puis pour évaluer le besoin d’un travail du sol après plantation. Les planches de semis ont été préparées 17 jours avant que la surface de la planche ne soit travaillée soit avec un cultivateur à lames courtes, soit avec un cultivateur à dents souples et rouleau cage. La laitue a été plantée le même jour et il s’en est suivi soit un deuxième travail du sol, soit pas de travail du sol post levée.

La laitue a émergé 8 jours après avoir été plantée et a été récoltée 25 jours après la levée. Les résultats indiquaient que le meilleur traitement en termes de rendement a été produit par le cultivateur à dents souples et rouleau cage et que le travail du sol post levée n’accroît pas le rendement ni ne diminue de façon significative la croissance des mauvaises herbes.

IV. Evaluation de biopesticides pour l’oïdium du potiron

Notre étude s’est portée sur six produits à base d’huile de plantes, car un contrôle efficace avait déjà été obtenu avec de l’huile minérale JMS Stylet lors d’expériences précédemment conduites par le LIHREC. Un produit à base de dioxyde d’hydrogène, OxyDate, a aussi été testé. Ces 7 produits correspondent à la définition de biopesticide donnée par l’EPA. La plupart d’entre eux sont inscrits sur la liste de l’OMRI. Certains sont dispensés d’inscription à l’EPA. Le soufre (Microthiol Disperss) a été inclus car il a donné de bons résultats précédemment et sera probablement inscrit très bientôt à la liste de l’OMRI. Tous les produits testés, appliqués hebdomadairement après détection de la maladie avec un tracteur-sprayeur, ont permis de lutter contre l’oïdium se déposant sur la surface supérieure des feuilles. Le fongicide biologique GC-3 (30 % d’huile de graines de coton, 30 % d’huile de maïs, 23 % d’extraits d’ail), l’Organocide (5 % d’huile de sésame, 92 % d’huile de poisson) et l’Eco E-Rase (97,5 % d’huile de jojoba) étaient aussi efficaces que le Microthiol Disperss, le JMS Stylet-oil (formule organique) et le fongicide chimique conventionnel Bravo Ultrex, permettant de façon respective un contrôle de 76-85 % et 76-92 % de la surface supérieure des feuilles et de 28-42 % et 18-30 % de la surface inférieure. Les autres produits testés étaient Bugitol (0, 42 % de capsaïcine et capsaïnoïdes apparentés), Sporan (17,6 % d’huile de romarin, 82, 4 % de salicylate de méthyle) et Trilogy (70 % d’extraits d’huile de neem).

V. Evaluation du compost de thé et des traitements de secours pour l’oïdium, appliqués à des variétés susceptibles et résistantes du potiron

Le compost de thé a été appliqué sur le feuillage 9 fois à partir du 16 juillet, c’est-à-dire 3 semaines après transplantation et 10 jours avant que ne soient observés les premiers signes d’oïdium, jusqu’au 8 septembre. Du compost fongique (4 lb de lombricompost à base de fumier de bovin et 4 lb à base de compost de feuilles) a été brassé avec 12 oz de Fertrell Liquid Kelp, 4 oz d’hydrolisat de poisson (Organic Gem Liquid Fish 3-3-0.3 ou Neptune's Harvest Benefits of Fish 2-4-1) et 16 oz d’acide humique (Fertrell Bio-Hume) pendant environ 24 heures dans un brasseur Sotillo 60-gal. Le compost de thé a été filtré, Nu-Film-P (6 oz/A), l’hydrolysat (1 oz/30 gal) a été ajouté, puis le tout a été appliqué non dilué à basse pression (40 psi) en ayant recours à un gicleur à large orifice, causant peu de résistance (FloodJet), et en utilisant un tracteur-sprayeur. Les traitements de secours consistaient dans les produits suivants inscrits sur la liste de l’OMRI : le fongicide cuivre Champion, les biofongicides Sonata (Bacillus pumilus) et Serenade (Bacillus subtilis) et de l’huile minérale, comme la JMS Stylet-oil. Ils ont été appliqués 7 fois à partir du 27 juillet, grâce à des gicleurs à cônes creux D5-25 utilisés sur le même sprayeur réglé à 100 psi. Ces produits ont été testés seuls et/ou avec le compost de thé.

La lutte la plus efficace contre l’oïdium a été menée grâce à la variété résistante (Hobbit) et le produit Champion appliqué à la variété susceptible Appalachian. Outre un oïdium moins sévère, comparé aux autres traitements, la défoliation était moins importante, il y avait moins de plantes mortes et plus de fruits avec des tiges solides. Ni Sonata, ni le compost de thé n’ont permis de supprimer l’oïdium quand utilisés seuls. Le compost de thé n’a pas non plus permis d’améliorer significativement la lutte menée avec la variété résistante à l’oïdium. L’analyse du thé a révélé que l’activité fongique était basse tandis la biomasse bactérienne active était assez haute. Alors que le compost de feuilles avait une activité fongique très haute avant que ne commence l’expérience, celle-ci a décliné au cours de la saison tandis  que l’activité bactérienne a augmenté. Un thé avec plus d’activité fongique pourrait être nécessaire pour supprimer l’oïdium. Une lutte efficace avec du compost de thé pourrait nécessiter de modifier le moment d’application, comme par exemple, l’appliquer tard dans la journée et/ou commencer plus tôt dans le cycle de développement, en incluant peut-être un traitement des semences. Quand utilisés avec du compost de thé, Sonata, Serenade et JMS Stylet-oil ont permis un contrôle de 50-71 % de la surface foliaire supérieure et de 47-57 % de la surface foliaire inférieure, tandis que Champion a permis un contrôle de 84 % et 65 %. Sonata appliqué avec Champion n’a permis d’améliorer la lutte par rapport aux résultats obtenus avec Champion utilisé seul.

VI. Compost de thé aéré et autres traitements alternatifs pour la lutte anti-maladies dans la culture du potiron

Une expérience a été menée à Green Thumb Farm par Steve Storch et le personnel d’Earth Pledge et par Meg McGrath. La moitié des carrés ont été amendés avec de la roche basaltique avant ensemencement. Les traitements foliaires appliqués hebdomadairement consistaient en compost de thé, un fongicide cuivrique approuvé par l’OMRI (Bordeaux mixture) et un spray à base de silicium. Ces traitements ont été comparés à un contrôle de l’eau.

Bien que les potirons cultivés sur les carrés où de la roche basaltique avait été ajoutée et ayant reçu soit du compost de thé soit du spray de silice apparaissaient plus vigoureux que les autres, le référencement des traitements évalués ne montrait pas de bénéfice significatif d’un point de vue statistique regardant la suppression des maladies observées (flétrissement bactérien, mildiou, oïdium), ni non plus d’effet sur les paramètres de rendement mesurés. Cela peut être dû au fait, que le traitement biodynamique de toute la parcelle au printemps a eu un impact prédominant sur la gravité de la maladie et sur le rendement, que les mauvaises herbes ont interféré avec la croissance du potiron et les traitements, que les variables sélectionnés pour mesurer la gravité de la maladie et le rendement n’ont pas saisi les différences, que le moment du traitement n’était pas adéquat, et/ou que les traitements évalués n’ont pas supprimé les maladies observées.

VII. Evaluation de mulch biodégradable et photodégradable sur le rendement du melon brodé

Les melons brodés ont été cultivés sur trois différentes sortes de mulch noir : biodégradable (Mater Bi), photodégradable et plastique standard, afin d’en évaluer l’impact sur le rendement. L’agro-mulch Mater-Bi est un matériel thermoplastique essentiellement dérivé d’amidon de maïs, blé et pomme de terre. Il s’agissait d’une étude d’observation non-répliquée. D’un point de numérique, le plastique standard a produit le rendement le plus élevé sur toute la saison, alors que la production de début de saison était plus élevée avec le mulch biodégradable. Aucune difficulté n’a été rencontrée lors de la mise en place du plastique biodégradable avec un dérouleur de mulch Buckeye. Le plastique biodégradable a bien tenu durant toute la saison, excepté sous les fruits, ce qui laissait les melons être en contact avec le sol. Par conséquent, la face reposant à terre de la plupart des fruits récoltés sur le plastique biodégradable était décolorée et certains melons présentaient des dommages superficiels causés par les insectes. Le mulch biodégradable a donné des performances similaires au plastique standard noir lors d’une démonstration en exploitation.

VIII. Evaluation du Zea-Later® et de l’Entrust pour la lutte anti-ravageurs des épis de maïs

Utilisant le Zea-Later, l’Entrust 80W a été appliqué à seulement 1 ou 2 oz/A* ou avec 2% d’Ultra Fine Oil (*calculé sur la base du taux de distribution de 0,5 ml/épi, un épi par plante et plantes espacées de 25 cm en 34 rangs). La pression de la pyrale du maïs a été basse pendant tout le test. Les populations de légionnaires d’automne sont restées à un niveau modéré à bas pendant le stade V6 (initiation de l’épi) et modéré plus tard dans la saison. La pression de la chenille des épis du maïs a été forte pendant le stade de développement de l’épi.

Tous les traitements insecticides ont permis un contrôle significatif de la chenille des épis du maïs et un niveau plus élevé d’épis non-infestés au moment de la récolte. Il n’y avait pas de différence apparente ou significative du fait du niveau d’application de l’Entrust. L’ajout d’huile horticulturale a été associé à un nombre d’épis non-infestés notablement plus élevé aux deux niveaux d’application d’Entrust, bien que la différence ne soit pas significative d’un point de vue statistique. Une large part des dégâts attribués à la catégorie ‘inconnu’ indique que les traitements Zea-Later lutteraient contre des infestations précoces des épis : dans la plupart des cas les dégâts ‘inconnus’ étaient important, suggérant que les larves avaient atteint des stades plus tardifs ou terminé leur développement dans ces épis. Un second traitement (5 jours après ?) pourrait améliorer de façon significative la lutte. Des sprays foliaires, recommandés pour la pyrale du maïs, pourraient aussi permettre d’améliorer la lutte anti chenilles des épis du maïs dans des conditions similaires de forte pression d’insectes nuisibles.

IX. Autres tests entomologiques

Plusieurs autres tests on été conduits en 2004, afin d’évaluer la lutte anti insectes et acariens en agriculture biologique. Cela inclut des tests avec des produits comme E-Rase, Hexacide et autres pour la lutte anti mouches blanches en culture de poinsettia et pour la lutte anti araignées rouge en culture sous serres, des évaluations de Metarhizium anisopliae pour la lutte anti vers blancs en culture en containers et gazon et pour la lutte anti charançons en culture en containers, et enfin des démonstrations de la méthode d’interruption de la phéromone pour le scarabée oriental et la foreuse de rhododendron en production en pépinière et d’Entrust pour la lutte anti altises en culture de légumes-feuilles.




Contenu essentiellement basé sur la traduction de l’article agrowiki suivant :

ORGANIC FARMING IN HORTICULTURE: Research Conducted At Long Island Horticultural Research And Extension Center (Lihrec)


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